samedi 6 juin 2026

LA BASTIDE DE SAINT LYS " ET SI ON S 'APPROPRIAIT LES SOUTERRAINS DE LA BASTIDE DE SAINT LYS ?"

 

LA BASTIDE DE SAINT LYS...

LES SOUTERRAINS EN GUISE DE TERRAIN DE JEU !

L’HOMME QUI PARLAIT A L OREILLE DES SOUTERRAINS  


Je venais d’avoir 9 ans, nous sommes en 1951 ,les bruits de la guerre s’étaient éloignés. Les rues et places publiques étaient encore encombrées de gravats. La rue des fossés était notre terrain de jeu que nous de devions pas quitter. En effet durant ces temps d’occupation des allemands il nous était interdit de jouer, de parler, de se promener. Ainsi la parole devait rester au fond de nos gorges. Parfois je rencontrais , Dédé, mon copain et voisin.

Avec mes galoches à clous, mon pantalon court bien usé, ma chemise décorée de pétas j’errais prés de la Bastide, tentant d’aller me cacher dans les souterrains de notre Bastide. Pour cela il fallait échapper à la surveillance de la campanaire, surveiller le départ, à vélo, du garde champêtre, qu’il rangeait dans un local situé derrière la « la pompe » du village, située sur la façade de la mairie.

Ainsi la voie était libre, j’appelais Dédé, d’un coup de sifflet.

Arrivé à hauteur de la rue du fort, avec notre équipement à savoir, une bougie faite de saindoux, des allumettes et une dizaine de mètres de ficelle fine de saucisses fournie par la boucherie Zago dont Gino et Ricardo nous disaient «  c’est pour ne pas vous perdre … ! »

PARCOURS EN MODE EXPÉDITION DANS LES SOUTERRAINS

AU CŒUR DE LA BASTIDE DATANT DE 1281 

Le garde champêtre parti publier les dates d’ouverture de la boulangerie et la livraison de 5 litres d’essence à l’épicerie Becker/Lécharpe avec des tickets de rationnement, pour celles et ceux ayant une voiture ou un tracteur, nous voila arrivé devant le magnifique escalier en colimaçon, d’une beauté et magnificence extraordinaire.

La meutriére distribuait une lumière suffisante afin d’emprunter les premières marches. Nos pas empruntaient «  à tâtons » lz descente sur une vingtaine de marches... Arrivés tous les deux au niveau du souterrain...C’est comme si l’on avait vaincu «  une première expédition ! »

A PRÉSENCE DE TROIS BOYAUX DIRECTIONNELS ..FACE A NOUS !

...ALLEZ...ON Y VA ...

Le temps de dérouler la ficelle, de nous harnacher, à chacun le pied droit, et ce, afin de ne pas nous perdre, nous voila décidé d’emprunter le couloir de droite, soit vers la rue des fossés. Après quelques pas un bruit sourd est venu nous poster en arrêt … aux aguets ..C’était le tombereau du père Déffés, qui passait sur la route au dessus à collecter les quelques débris abandonnés dehors pendant la guerre, sur les trottoirs. En continuant sur une dizaine de mètres nous voici au dessus de la Rue du Chapeau rouge, au niveau des DOUVES. ...Mais là, fin de l’expédition car éboulement.

Après un rapide demi tour, bougie allumée, nous revenons sur nos pas pour emprunter le 2éme souterrain . La direction semblait être de se rendre sous la halle centrale ...Hélas nous n’avons pas osé aller plus loin car il fallait se mettre à 4 pattes pour s’aventurer...on a eu peur !

Enfin nous emprunté le 3éme souterrain qui semblait longer la façade de la mairie, en passant au dessous du « pont levis », soit le porche de la rue du fort ….nous avons eu du mal à nous situer. Tout en avançant, le souterrain était tout droit, facilement carrossable, apparemment jusqu’à la place du jardinage. On voyait bien que le souterrain se dirigeait vers le petit bâtiment servant de gué, devenu «  la bascule » et de traverser cette place.

IL FALLAIT REBROUSSER CHEMIN

En revenant sur nos pas, dans un piteux et poussiéreux état, il nous a semblé qu’il existait des traces sur le mur au niveau du bas de l’escalier en colimaçon, comme un accés vers la rue du fort. En effet les maisons étaient composées de grandes caves ou l’on pouvait circuler et communiquer entre elles à défaut de ressortir en raison des dangers de se faire voir. D’ailleurs au milieu de cette rue du fort existait un puits pour les habitants en cas d attaque et un accés aux douves pour récupérer les céréales cachées. Enfin, comme on pouvait s’échapper de la Bastide vers la rue du ruisseau Saint Julien ou vers l’ Ayguebelle, les souterrains ont dû être ensevelis.

AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS

LA BASTIDE DOIT RENAÎTRE DE SON ABANDON

Dans le cadre des réflexions, projets, volonté, détermination SAINT LYS doit pouvoir montrer à ses habitants l’existence e cette richesse archéologique sur lesquels nous piétinons à chaque pas...SAINT LYS peut devenir un centre de recherche, une cité touristique courue...Et pourquoi pas ne pas commercer par les fouilles ( avec la création d’une association de volontaires en recherche et fouilles archéologiques, avec un encadrement référencé!) et la découverte de l’ancienne église paroissiale place René BASTIDE entourée de son cimetière et ses murs de ronde, situés entre l’église actuelle et le monument aux morts.


Pierre VILLENEUVE

témoignage personnel pour avoir parcouru les souterrains, enfouis, au coeur de l'Hôtel de Ville et qui doivent renaître de leurs cendres



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